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Faire des boutures de rosier en septembre?

Faire des boutures de rosier en septembre?

C’est la fin de l’été, vous rentrez tout juste de vacances. Ouf, le jardin a bien tenu le coup pendant votre absence et les plantes vont bien. Alors que faire? Le sécateur vous démange? Vous voulez vraiment vous y remettre?

Alors voilà un truc : fin août et septembre, vous allez vous amuser à faire des boutures de rosier.

Oui, faire des boutures de rosier! C’est super facile et ça vous évitera d’acheter des plans de rosiers au printemps prochain. Vous pouvez faire des boutures de rosiers avec ceux que vous avez déjà. Ou ceux des amis, ou encore des rosiers sauvages que vous avez repérés sur le bord d’une route. Et même des rosiers aperçus sur des ronds-points et qui vous ont plu. Bref, vous pouvez bouturer n’importe quel rosier.

Qu’importe si vous en faites trop, ensuite vous pourrez offrir vos bébés rosiers à vos amis.

On y va :

Pour faire des boutures de rosier, d’abord vous devez trouver quelques pots en plastique. Il vaut mieux faire des boutures de rosier dans des pots un peu hauts. Si vous n’en avez pas, buvez trois bouteilles d’eau minérale (c’est bon pour la santé) et récupérez les bouteilles vides (ou plus si vous en avez). Vous les coupez au ciseau au 2/3 de leur hauteur. Ensuite vous attrapez un pic à brochette et vous faites au moins 6 trous au fond des bouteilles coupées. Voilà. Vos pots sont prêts.

Vous les remplissez de terre que vous trouvez dans un coin du jardin. Idéalement, si vous avez du sable, vous mélangez ce sable avec la terre, et vous remplissez les pots ensuite. Ca allège la terre et c’est mieux pour les racines ensuite. Mais ce n’est pas obligatoire.

Vous mouillez votre terre.

Vous foncez acheter de l’hormone de bouturage. C’est une poudre qu’on trouve dans des sachets, dans des jardineries. L’hormone de bouturage est pratique pour faire des boutures de rosier. Si vous avez la flemme prenez quelque grains de blé. Par exemple du bon grain bio que vous aurez acheté pour la cuisine (car vous mangez très sainement, n’est-ce pas?). Mais si vous n’avez ni l’un ni l’autre, tant pis. C’est pas grave, oubliez. Ca marchera quand même. Vous allez faire des boutures de rosier et les réussir! En tout cas, moi j’y crois.

Le sécateur à la main, (des ciseaux en bon état) vous taillez une tige de l’année, bien droite. On reconnaît une tige de l’année parce qu’elle est verte et pas trop dure. Vous coupez la tige avec 7/8 yeux. Un oeil est un bourgeon à naître l’année prochaine. On peut voir ces bourgeons au raccord entre les feuilles et la tige. Ils sont en général visibles, un truc un peu enflé. Donc, vous coupez du bout de la tige jusqu’à 7/8 yeux. Pour faire des boutures de rosier, votre tige doit être un peu longue, environ 20 cm.

Vous coupez autant de tiges que vous voulez de boutures de rosiers. Et vous retournez avec vos tiges devant vos pots tout prêts.

Vous coupez toute la partie haute trop tendre de la tige. La partie flexible. La pointe quoi. Ce qui est tout mou au bout.  Vous coupez les bébés feuilles aussi. A 1/2 cm en biseau au dessus d’un oeil. Ou si vous préférez, là où il y a une feuille accrochée à la tige. OK? Ca y est, vous avez coupé le haut?

Vous coupez ensuite le bas. Vous comptez 3/4 yeux à partir du haut de la tige. Et hop, vous coupez droit là à 1cm sous un oeil. Ensuite vous coupez les feuilles, sauf les 2 premières qui sont en haut de la tige. Vous enlevez aussi les épines du bas.
Selon le type de rosier, les boutures sont plus ou moins longues, mais pas moins de 20 cm.

Il vous reste donc une tige, avec 2 feuilles en haut de la tige.

Si vous en avez  besoin regardez la petite vidéo sur le bouturage sur la chaîne My beautiful jardin

Vos boutures sont prêtes à être plantées.

Pour faire des boutures de rosier, vous attrapez une baguette chinoise, ou un bâton fin, ou un crayon. Avec la baguette ou le bâton, vous faites des trous profonds (au moins 5cm) dans le pot. Vous pouvez prévoir 2 trous dans votre bouteille, ou 3 trous dans votre pot.

Vous attrapez le bas de la tige de la bouture que vous trempez dans l’eau sur 1cm et que vous trempez ensuite dans la poudre d’hormone.

Mais pourquoi de la poudre d’hormone ou un grain de blé?

Pour faire des boutures de rosier vous aurez besoin de racines. La poudre d’hormone aidera à la formation de racines. Le principe est le même pour le grain de blé. Au contact de l’humidité le grain va vouloir germer et va dégager des substances nutritives pour aider votre tige à former des racines.

Après avoir trempé les bas de tige dans la poudre, vous tapotez la tige pour enlever le gros paquet de poudrequi s’est collé. Un peu de poudre suffit.

Si vous préférez utiliser le blé (+ naturel) vous fendez le bas de la tige de la bouture de rosier et vous coincez un grain de blé dans la fente. C’est un peu plus délicat à faire que la poudre.

Vous prenez cette tige de rosier, et vous la mettez dans le trou profond que vous avez préparé.

Pour faire des boutures de rosier, vous tassez la terre sur la tige. Vous arrosez et c’est fini pour 1 an au moins. Si vous voulez, faites des étiquettes pour vous rappeler quel est le nom des rosiers que vous avez bouturés. En plus si vous faites des boutures de rosier et d’autres trucs vous risquez de vous y perdre…

Placer vos pots à l’ombre. Vérifiez de temps en temps tout au long de l’automne que la terre reste humide et oubliez tout jusqu’au printemps prochain.

Au printemps prochain, ne faites rien. Arrosez s’il le faut, c’est tout. Et vous allez voir des jeunes pousses arriver!

Laissez passer l’été, arrosez toujours. Si certaines tiges noircissent, c’est qu’elles n’ont pas fait de racine. Les jeunes pousses vont sécher. Ces boutures seront loupées. Tant pis. L’été, faites un peu attention aux chenilles. Il y en a qui adorent les feuilles de rosier. Si vous voyez que vos feuilles sont grignotées, cherchez les chenilles (vertes en général), enlevez-les et mettez vos jeunes plans de rosier ailleurs.

Et l’hiver suivant, vos rosiers sont prêts à être plantés. Dès que le temps sera clément, en février ou mars, vous pourrez les planter où vous voulez.

Vous déferez doucement les pots. Vous séparerez les différentes tiges en secouant les racines. Vous les démêlerez et vous replanterez chaque tige  à l’endroit choisi. Voilà.

Avec ça, vous pouvez même faire une haie de rosiers différents! Les couleurs se mélangeront et les fleurs se succèderont du printemps à l’été selon les rosiers choisis. Ce sera magnifique. Et vous pouvez aussi les mélanger avec d’autres plantes.

Bref, faire des boutures de rosier, c’est facile.Faire des boutures de rosier

Et vous, vos boutures de rosier, comment sont-elles? Avez-vous essayé? Avez-vous réussi? N’hésitez pas, racontez-nous.

 

14 commentaires
  1. Done! Merci pour ton aide.

  2. Je suis fan de boutures en tous genres.
    Rosiers, hortensias, lilas, pélargoniums, etc…
    Au cours de ma vie, j’en ai réalisé des centaines, qui, pour certaines, sont devenues de beaux et grands arbres, parfois perdus de vue, mais dont le souvenir me laisse encore très fière.
    J’en ai disséminé un peu partout, dans mes maisons, chez des amis, et lorsque mon jardin fut plein, j’en ai même installé, à la sauvage, dans des bordures de résidence.

    Lorsque je débarque chez des gens à la campagne, la première chose que je souhaite voir, c’est le jardin.
    Il est souvent le reflet de la personnalité, et de l’imagination de l’hôte qui me reçoit.
    Avançant dans les allées, ou dans le joyeux fouillis végétal, je me demande toujours ce qui a motivé le choix des végétaux installés.
    Je repère, parfois je tente d’identifier des encore inconnus.
    Pour ma future enquête, je chipe une feuille, ou bien je fais une photo.
    Je veux toujours savoir.
    Le dernier mystère élucidé est sa majesté le Melia Azedarach en pleine floraison, comme un con, sur le parking du casino des Lecques.
    Nous nous sommes arrêtés afin de faire le plein.
    Et là !!! ??? En plein béton, mon regard tombe sur lui…
    Je le regarde, il me regarde.
    Et là, d’un coup, il m’envoie les effluves délicates de la fragrance de sa floraison étoilée.
    Je me retrouve sur une plage de normandie, courant vers lui, « un arbre et une femme », chabadadabada …
    Mais je m’égare.

    Lorsqu’il m’arrive d’être invitée pour le we, je propose toujours un petit atelier jardinage.
    Une haie à planter, des hortensias à installer à l’ombre d’un mur un peu nu, la taille d’un topiaire qu’on ose pas aborder seule.
    J’ai une amie très chère avec qui, au cours de l’été, nous n’échangeons que des photos d’arbres, de fleurs ou de plantes croisés au hasard de nos périgrinations.
    Aucune photo d’apéro au camping levant nos verres, ni d’enfants plongeants dans la vague.
    A une certaine époque, nous avions même songé à créer un business de jardinage qui s’appellerait « les belles jardinières »!
    Alors, belles je ne sais pas, mais jardinières, c’est sûr !
    Malgré l’éloignement, nous nous débrouillons toujours pour nous retrouver au minimum une fois par an.
    Juste après les grandes embrassades, elle se hâte de sortir les surprises qu’elle m’a apportées.
    Je trépigne, en découvrant, extasiée, dans le coffre de la bagnole, bien calés, une bonne douzaine de pots, de toutes tailles, contenant chacun un petit feuillage tremblotant sur le point de crier  » Mamannn  » !!!!.
    Elle fouille aussi ses poches, et me sort des poings fermés, remplis de graines en tous genres.
    Nous échangeons des nouvelles.
    Pas de celles de nos amis.
    Celles de nos plantes ou de nos arbres de l’année dernière.
     » Le petit chat est mort » … Non.
    Le magnifique plumbago Capensis de Lady larpent a été terrassé par le gel, et ce n’est pas moins triste.
    J’ai un autre ami qui m’envoie chaque année, pour mon anniversaire, une photo de sa rose pas frileuse.
    Non, non, non, il ne s’agit pas là d’une hellébore, mais bien d’une rose issue d’un rosier alba semiplena.
    Elle pousse sa sève jusqu’à l’épuisement, et le miracle s’accomplit.

    Cet été une petite nouvelle, devenue mon amie, sans trop me connaître m’a offert 2 pots.
    En arrivant, un lys Candidum, appelé aussi lys de la Madone, sublime.
    Et en partant, un autre truc.
    Exotique, dont j’ai déjà oublié le nom.
    Cela m’a permis de comprendre qu’il en va des plantes, comme des oiseaux, je ne connais que ceux de chez moi.
    Donc, cette plante et moi, on se regarde tous les matins, et je ne sais pas trop comment je vais la gérer dans les mois qui viennent, puisque sa vie à elle, c’est de passer l’hiver le cul au chaud, et que je suis nulle en plante d’intérieur.
    Il faut dire aussi que Paulette ne m’aide pas beaucoup… )

    Parfois, il m’est arrivé de sonner chez des inconnus que j’ai dérangés en plein dîner pour leur demander une poignée de graines de leur exceptionnelle glycine blanche, repérée en pleine floraison quelques mois plus tôt.
    Etonnement du mec qui surgit hirsute, en marcel, la tête au travers du rideau en lanière de plastique multicolores, le menton gras, mastiquant encore le bout de pain trempé dans la sauce du rôti.
    Oui? C’est pour quoi ?

    Dans la boîte à gants de ma voiture pourrie, il y a toujours un sécateur, c’est un signe.

    En ce moment, j’ai toute une nurserie de lauriers fleurs qui a l’air de bien démarrer.
    Sur la trentaine de boutures, 2 seulement se sont desséchées.
    Elles se sont mises à ressembler à des ombilics après 8 jours de naissance.
    Bref !
    Les boutures çà marche, et ce n’est que du bonheur!
    Je bouture, tu boutures, nous bouturons!
    Hop! Au travail!
    Et Big Up, comme dit Alx!

  3. Merci Cerise! Ton commentaire est soufflant. Je me disais bien après avoir lu ton texte sur l’ambroisie que tu prenais tes plantes dans tes bras pour leur faire des bisous bisous et des tas d’autres choses. Pour les graines de glycine tu me diras. Les miennes n’ont jamais germé.

    • Bonjour,

      Si elles sont à maturité et bien grosses, les graines de glycines germent en générale assez bien. Ils faut absolument mettre de côté (jeter) les petites et maigres, elles ne donnent rien. Si on sème toute les graines, à peine 25% sortent.
      Par contre, il y a peu d’intérêt à semer des glycine (mise à part pour greffer) car les glycines issues de semis mettent de 5 à 10 ans pour fleurir. La seule solution pour récupérer une glycine chez un amis et la voir fleurir rapidement chez vous, c’est de faire une marcotte. Facile à faire pour les glycine car elle racine bien.

      • Merci Christian pour ces précisions. La floraison est effectivement bien trop longue à attendre.
        A bientôt pour un article sur le marcottage!

  4. Il faut penser à les faire tremper une nuit entière avant de les planter, c’est important …
    Depuis j’en ai planté plusieurs variétés, toutes blanches, dans des endroits différents.
    Dès que les fleurs arriveront,
    (c’est long, il faut environ 5ans avant qu’une glycine n’arrive à maturité …)
    je te montrerai la couleur, les fleurs, la taille, la finesse, et tu me diras si tu souhaites des graines, ou des boutures …
    Il en existe des blanches dont les hampes, telles des dentelles les plus raffinées, mesurent plus de 1mètre!
    Floraison, hélas très éphémère.

  5. On bouture par marcottage je crois? J’ai beaucoup de glycines dans ma maison. Et donc, tu imagines, beaucoup de taille.Mes glycines adorent ma terre, adorent ma maison et poussent à vue d’oeil. Mais ouf, en septembre, dernière taille jusqu’à la fin du printemps prochain!
    Tu me donnes l’idée de faire prochainement un article sur les glycines car ce sont des super plantes!

  6. Merci de votre retour d’expérience, et de vos belles explications ! J’ajouterais que le saule est aussi un moyen écologique de faire son hormone de bouturage. Quelques branches coupées dans un verre d’eau pendant 12 heures et le tout est joué !

    • Je ne connaissais pas du tout l’astuce du saule pour le bouturage. Je vais essayer pour mes boutures en août. Merci pour ce tuyau !

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Et si vous appreniez à faire un jardin?

Et si vous ne voulez pas lire sous le soleil, mais plutôt faire des tas de trucs avec des pelles et des sécateurs, alors vous trouverez tout au long de ce blog des conseils et des astuces. Et vous pourrez vous faire un paysage bien à vous caréné sur mesure. Un vrai jardin quoi. Mais le vôtre!

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